Interview

5 06 2007


La Tribune : Monsieur le maire, voulez-vous décliner les grandes lignes de votre programme pour votre mandat ? 

Pr Fassa Yérim : Pour la première année, le premier objectif c’est l’assainissement. D’abord l’assainissement de Sattara, ensuite l’assainissement des autres quartiers. Nous allons réhabiliter les anciens canaux d’évacuation et en creuser d’autres afin qu’il n’y ait plus d’eau stagnante. Le deuxième objectif c’est le recouvrement. Il faut que Rosso puisse arriver à un recouvrement parfait. Il faut que les gens aient l’habitude de payer les impôts. Et ça c’est extrêmement important. Je sais que ce n’est pas facile : il faut sensibiliser, éduquer, former. L’objectif c’est que  les habitants  acceptent leur devoir et à s’acquittent spontanément de leurs taxes d’habitats et autres impôts comme la taxe sur les ordures, etc. Voilà pour les deux premières années. Pour les trois ans qui restent, il nous faut mettre en place un crédit municipal qui visera essentiellement les femmes et les jeunes ; il s’agit de les aider à  monter des microprojets. Ensuite on s’attaquera à la construction d’un autre hôpital régional pour lequel on a un financement avec la coopération espagnole ; il faut aménager la rive du fleuve. Une sorte de corniche qui ira jusqu’à Ndiourbel avec des restaurants, des parcs d’attraction pour attirer non seulement les touristes mais aussi les nationaux. Ce qui nous permettra de développer le volet tourisme.. Enfin pour désenclaver les différentes localités de la commune, nous envisageons de bitumer les routes vers Breun, Dieuk, Tounguène, Garak, Bagdad, Goueïbina, Keur Madiké, etc. Si au bout de cinq ans j’arrive à réaliser ce programme en plus de la gare routière à construire et des marchés à rénover, j’aurai gagné mon pari.

 

LT : Rosso est une ville historique. Mais le patrimoine architectural  n’est pas en général la préoccupation première des autorités. Que compte faire la commune pour la sauvegarde et la restauration du patrimoine ? 

 

Pr. F.Y.: Vous savez certainement que les français ont pris des mesures qui interdisent la démolition du patrimoine historique.  Malheureusement ce n’est pas respecté dans notre pays Il n’y a pas longtemps j’ai vu des ouvriers exécuter des travaux à l’ancien lycée. J’ai rappelé aux responsables des travaux que c’était un monument historique qu’il convient de restaurer mais qui ne devait en aucun cas être modifié. La commune compte s’impliquer dans la sauvegarde et la restauration du patrimoine historique.

 

LT : Rosso est confrontée à un problème d’espace : la ville est en pleine croissance et l’espace manque cruellement. Comment la commune compte s’attaquer à ce problème ? 

 

Pr. F.Y. : Mon vœu c’est de faire des lotissements jusqu’au Pk 24, la limite nord de la commune. Il faut qu’on arrive à déplacer tous les périmètres agricoles pour faire ces lotissements. La plaine de Mpourié par exemple est appelée à disparaître pour faire place à des logements. Le vide entre l’ancien lycée et la ville sera occupé. La ville de Rosso est en pleine croissance et elle étouffe. C’est pourquoi les périmètres agricoles doivent être déplacés pour donner de la place aux populations. Le wali est très conscient de ce problème et nous avons déjà fait des études et quelques projets 

Propos recueillis par Djigo Aboubakry 

 

Téléphonie mobile : Et de cinq. 

Le troisième opérateur Chinguetti Tel a déjà installé trois antennes relais à Rosso (Sattara au nord, Mpourié à l’ouest, et vers l’est 200 m après Tiviski). Avec ce dispositif la couverture du réseau ne devra pas poser de problèmes à Rosso et la concurrence sera rude. Rosso est en effet l’un des rares endroits de Mauritanie où l’on comptera pas moins de cinq opérateurs. La ville étant à la frontière avec le Sénégal, Orange et Tigo (les deux opérateurs sénégalais) sont présents.

 


Actions

Informations



Laisser un commentaire




bientôt tous en prison, bie... |
WADE - Président - |
la vérité |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Journal d'1 République...
| sarkosy un espoir pour la f...
| Sylvie Trautmann