Culture

5 06 2007

Afrique 

Deux mille langues vivantes 

 

(Syfia International)Les langues vivantes sont un élément clé de compréhension et de rapprochement entre les peuples. En dehors des langues de souche non africaine (afrikans, anglais, arabe, créole, espagnol, français, malgache, pidgin), les linguistes n’en comptent pas moins de 2 000 en Afrique, rassemblées en groupes de langue au sein de quatre grandes familles. Chacune de ces familles représente un ensemble de langues parentes, descendantes d’une langue présumée commune. 

Plus grande famille linguistique au monde avec près de 1 500 langues vivantes, la famille Niger-Congo couvre la plus grande partie du territoire ouest-africain. La famille afro-asiatique (péninsule arabique et nord de l’Afrique de l’Ouest) en compte, elle, près de 300 parlées en Afrique. Viennent ensuite la famille nilo-saharienne et la famille khoisan (Afrique australe) avec respectivement 197 et 22 langues vivantes. 

Sur les 2 000 langues vivantes recensées en Afrique, 1 200 sont parlées en Afrique de l’Ouest. Les cinq plus importantes (Haoussa, Yoruba, Peul, Igbo, Mandingue) concernent, à elles seules, 120 millions de personnes. Trente-cinq d’entre elles sont parlées par plus d’un million d’individus. Des chiffres auxquels il faut encore ajouter les dialectes, variations locales de chaque langue… 

Pour que les gens se comprennent, les pays membres de
la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) utilisent des langues officielles (anglais, arabe, français, portugais). Plusieurs langues véhiculaires, utilisées la plupart du temps en seconde langue pour communiquer avec un groupe différent au-delà du foyer, se sont par ailleurs développées. Le Mandingue, qui concerne désormais plus de 30 millions de personnes, est ainsi devenu l’une des plus grandes langues véhiculaires. 

L’Afrique de l’Ouest est ainsi riche d’une multitude de petits territoires indépendants des frontières officielles, mais unis par des liens anciens et profonds qui pourraient servir de socle de développement pour une coopération régionale plus concertée. À l’image de l’espace sénoufo, aux confins du Burkina Faso, de
la Côte d’Ivoire et du Mali, qui est le siège du plus grand bassin cotonnier ouest-africain, ou encore de l’ensemble haoussa-fulani, qui rassemble un important réseau urbain côté Nigeria et des potentiels de développement de l’élevage intéressants côté Niger. 

 

Emmanuel de Solère Stintzy

Source la Tribune 


Actions

Informations



Laisser un commentaire




bientôt tous en prison, bie... |
WADE - Président - |
la vérité |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Journal d'1 République...
| sarkosy un espoir pour la f...
| Sylvie Trautmann