Sujet: Les infos de l’actualité

28062007
Sujet: Les infos de l’actualité
Les infos de l'actualité28 juin 2007 : Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération : Liste du personnel affecté ou rappelé● Ambassade de Mauritanie à Abidjan :
M. Mahfoud Ould Magha, Conseiller de 1ère classe, précédemment à Genève
M. Harouna Traoré, Conseiller de 1ère classe, précédemment à l’Administration Centrale
 ● Ambassade de Mauritanie à Abou Dhabi :
M. Yahya Ould Taleb Abdoullah, Conseiller de 1ère classe, précédemment à Alger
Mohamed El Moustapha Ould Inejih, Conseiller de 2ème classe, précédemment à l’Administration Centrale
● Ambassade de Mauritanie à Addis Abeba :
M. Weddady Ould Sidi Haiba, Conseiller de 1ère classe, précédemment à Abidjan

● Ambassade de Mauritanie à Alger :
M. Sidi Mohamed Ould Mohamed, Conseiller de 1ère classe, précédemment à Amman
Abdel Kader Ould Mohamed Yahya, Conseiller de 1ère classe, précédemment à l’Administration Centrale
● Ambassade de Mauritanie à Bamako :
M. Amar Salem H’bib, Conseiller de 1ère classe, précédemment à Madrid
● Ambassade de Mauritanie à Berlin :
M. Mahfoud Ould Dabi, Conseiller de 1ère classe, précédemment à Pékin
● Ambassade de Mauritanie au Caire :
M. Mouhamedou Ould Boussriah, 2ème Secrétaire, précédemment à l’Administration Centrale
● Ambassade de Mauritanie à Doha :
M. Mohamed Ould Brahim Ould Oumar, Conseiller de 2ème classe, précédemment à l’Administration Centrale
● Ambassade de Mauritanie à Genève :
Ahmed Ould Moctar Ould Bouceif, Conseiller de 2ème classe, précédemment à l’Administration Centrale
Abdellahi Ould Ishaq, Conseiller de 2ème classe, précédemment à la Direction des Statistiques au Ministère du Commerce
Taleb Khyar Ould Abdi Salem, Conseiller de 2ème classe, précédemment à l’Administration Centrale
● Ambassade de Mauritanie à Khartoum :
Ahmed Ould Bah, Conseiller de 1ère classe, précédemment à Tunis
Fatimetou Mint Cheikhna, Conseillère de 2ème classe, précédemment à l’Administration Centrale
● Ambassade de Mauritanie au Koweït :
M. Mohamedou Ould Cheikh El Mahfoudh, Conseiller de 1ère classe, précédemment à Riyadh
Oumar Ould Mohamed Ould Babou, Conseiller de 2ème classe, précédemment à l’Administration Centrale
● Ambassade de Mauritanie à Madrid :
M. Ahmed Ould Bahah, Conseiller de 1ère clase, précédemment à l’Administration Centrale
Safiatou Sy, Conseillère de 1ère classe, précédemment à Banjul
● Ambassade de Mauritanie à Moscou :
M. Mohamed Vall Ould Salihi, 1er Secrétaire, précédemment à l’Administration Centrale
● Mission Permanente à New York :
M. Sidi Ould Ghadhi, Conseiller de 1ère classe, précédemment, à Banjul
Mme Khadi Mint Dié, Conseillère de 2ème classe, précédemment à l’Administration Centrale
● Ambassade de Mauritanie à Paris :
M. Abdellahi Ould Khalifa, Conseiller de 1ère classe, précédemment à la Délégation auprès de l’UNESCO
● Ambassade de Mauritanie à Pékin :
M. Djimé Galédou, Conseiller de 1ère classe, précédemment à l’Administration Centrale
● Ambassade de Mauritanie à Pretoria :
M. Mohamed Ould Moine, Conseiller de 1ère classe, précédemment à l’Administration Centrale
● Ambassade de Mauritanie à Rabat :
M. El Houssein Ould Deh, Conseiller de 1ère classe, précédemment à l’Administration Centrale
● Ambassade de Mauritanie à Rome :
M. Abdellahi Ould Kebd, Conseiller de 1ère classe, précédemment à Madrid
● Ambassade de Mauritanie à Takyo :
M. Abderrahmane Ould Boufreiwa, Conseiller de 2ème classe, précédemment à l’Administration Centrale
● Ambassade de Mauritanie à Tunis :
M. Hasni Ould Fquih, Conseiller de 1ère classe, précédemment à Alger
Bâ Mamadou M’baré, Conseiller de 1ère classe, précédemment à l’Administration Centrale
● Consulat Général de Mauritanie à Brazzaville :
M. Mouhamedou Ould Abderrahmane, Consul de 2ème classe, précédemment à l’Administration Centrale
● Consulat Général de Mauritanie à Djeddah :
M. Mohamed Salem Ould Mohamed Lehbib dit Haboub, vice consul, précédemment à l’Administration Centrale
● Consulat Général de Mauritanie à Paris :
M. Djibril Cissé, Consul de 1ère classe, précédemment à l’Administration Centrale

Les rappelés

● Ambassade de Mauritanie à Abou Dhabi :
M. Abdellahi Salem Ould El Moualla, Secrétaire de direction, 1er conseiller
● Ambassade de Mauritanie à Bruxelles :
M. Mohamed Said Ould Ahmedou, professeur, conseiller de 1ère classe
● Ambassade de Mauritanie au Caire :
M. Alassane Yéro Bâ, journaliste, conseiller de 1ère classe
Nine Mint Sidi Mohamed, Institutrice, conseillère de 1ère classe
● Ambassade de Mauritanie à Dakar :
Mme Meghbel mint Sid’El Moctar, Inspectrice auxiliaire des finances, 1ère secrétaire
Bouthian Ould Soubeir, rédacteur d’administration générale, 1er secrétaire
● Ambassade de Mauritanie à Doha :
M. Baha Ould El Ghorby, employé administratif auxiliaire, 1er conseiller
● Ambassade de Mauritanie au Koweït :
M. Mohamed Lemine Ould Mohamed Abdellahi, attaché auxiliaire, conseiller de 2ème classe
● Ambassade de Mauritaie à Rabat :
M. Tourad Ould Mohamed Ahid, maître d’internat auxiliaire, conseiller de 1ère classe
● Ambassade de Mauritanie à Riyadh :
M. Mohamed Abderrahmane Ould Mohamed, rédacteur d’administration générale, conseiller de 2ème classe
● Consulat Général de Mauritanie à Dakar :
M. Abdellahi Ould Mohamed El Mamy, rédacteur d’administration générale, consul général de 2ème classe
M. Mohamed Mahmoud Ould Mohamed Lemine, rédacteur d’administration général, consul de 2ème classe
● Consulat Général de Mauritanie à Djeddah :
M. Mohamed Bouya Ould Cheikh Mamouny, non affilié à la fonction publique, consul de 1ère classe
M. Moctar Ould Bah, brigadier chef de police, consul adjoint.
Le Secrétaire Général par Intérim
Bebbe Ould Mohamed M’Bareck

http://www.mauritanie-web.com/actualite.php?id=2745&debut=2745

Note: Info source : Mauritanie-Web via www.cridem.org




Interview

28062007

27 juin 2007 : Dans une interview : le chef de l’État ignore l’avenir de la presse et trouve des priorités plus pressantes que l’autorisation d’un parti islamiste

Interview  dans Non classé sidi_pointsEntretien du président avec le journal « Chargh Aoussat » : Presse, parti islamiste, eau, électricité, Sahara occidental…des questions abordées avec réserve, parfois avec détour

Dans la présentation suivante portant sur des réponses de quelques questions qui ont attiré notre attention de l’entretien accordé par le président de la République à Chargh Quatari, nous avons tenu à vous tenir informé de la manière dont le premier homme du pays voit les affaires de l’Etat.
Nous avons aussi fait volontairement suivre de telles réponses de commentaires pour mieux cerner la portée de telles interrogations qui n’ont trouvé chez son excellence que des réponses souvent obscures. A rappeler ici, qu’au lieu de s’expliquer sur des questions d’importance capitale avec des journaux locaux, le Président de la République a fait comme ses prédécesseurs en s’exprimant à cœur ouvert à la presse étrangère

Chargh Quatari : Les citoyens mauritaniens, en particulier ceux de Nouakchott sont confrontés essentiellement aux problèmes de l’alimentation en eau potable, de l’approvisionnement en électricité et de la flambée galopante des prix.

Sidioca : Notre accession au pouvoir a coïncidé avec la période de canicule de l’été où la demande en eau potable et en électricité enregistre des accroissements considérables. En réalité, l’offre existante est aussi inférieure à la demande et les besoins quotidiens en eau sont de 50.000 mètres cubes. Nous ne sommes pas en mesure de produire plus étant donné que ces quantités d’eau sont produites et acheminées sur une distance de 55 à 60 km. Par ailleurs, tout projet nécessite aussi des équilibrations que du temps. Certes, il y a des idées et projets d’alimenter la capitale en eau potable pour surmonter le déficit existant ; mais tout grand projet capable de parer à ce déficit ne peut être réalisé en moins de ans.
Il est possible de relever la quantité d’eau fournie de 10.000 mètres cubes, mais cela demande une énergie supplémentaire. A ma connaissance, il est attendu une augmentation des quantités d’eau produite dans les prochaines semaines après l’arrivée des générateurs électriques.
Tous ces projets sont actuellement à l’étude. Dans l’avenir, il est possible de recourir à la salinisation de l’eau de mer, sinon à la réalisation d’un projet sur une distance de 70 km de Nouakchott, ce qui nécessite évidement du temps. Les mêmes remarques sont aussi valables pour surmonter les insuffisances de l’approvisionnement en électricité.
La réponse du Président de la République à cette question cruciale et très chère aux citoyens portant sur l’alimentation en eau potable, l’approvisionnement en électricité traduit une faiblesse du pouvoir et l’absence d’une stratégie capable de résoudre ce problème considéré non seulement une préoccupation prioritaire des habitants de la capitale, mais aussi requerrant des autorités la recherche d’une solution minimale que l’Etat n’arrive pas à réaliser. Donc aucune stratégie d’urgence et seule perspective possible le recours à la salinisation de l’eau de mer qui coûtera beaucoup plus à l’Etat, mais aussi au consommateur.
Au lieu d’envisager une solution pour l’alimentation en eau potable, le Président a enfoncer la crise en disant que la capitale pourrait attendre 3 ans pour pouvoir subvenir à ses besoins en eau potable, soit 3 ans de soif.
Pour ce qui est de la flambée galopante des prix, ajoute : nous ne pouvons pas grand-chose comme nous ne pouvons intervenir directement pour infléchir l’inflation, étant donnée qu’elle dépend de l’offre et de la demande. Nous sommes aussi dans un marché libéral où les pouvoirs peuvent prendre des mesures de nature à limiter la hausse des prix par la diminution des charges ou leur limitation. Par ailleurs, il y avait des marchandises qui bénéficiaient d’une subvention dans les pays européens, mais tout dernièrement cet appui a été supprimé, notamment pour les produits laitiers et dérivés ainsi que le blé.

Chargh Quatari : les procès intentés à la presse pendant votre période sont très nombreux ?

Sidioca : L’État n’est pas partie prenante dans ces procès et n’a jamais porté plainte contre quiconque, plus particulièrement les organes d’information et la presse. Aucun journaliste n’a été traduit en justice par les Pouvoirs Publics et aucun journal ou revue n’ont été sommés d’interdiction de parution pendant cette période.
Cette attitude se poursuivra dans l’avenir même si le rythme des critiques de l’action gouvernementale s’intensifie. Personne ne pourra donc mettre fin au travail des organes de la presse, imposer une main mise sur elle ou s’ingérer dans ses affaires.
Le Président semble ne pas connaître le passé de la presse dont certains journalistes sont encore en liberté provisoire depuis deux ans. Même chose pour l’avenir du quatrième pouvoir sur lequel il n’avance aucune perspective, se contentant d’obscurcir les horizons d’une presse dont le développement est considéré comme l’un de principaux objectifs de son programme politique.
A la question relative au l’limogeage de l’ex Commissaire chargé de la Protection Sociale, le Président de la République s’est basé sur des présomptions alors qu’il pouvait patienter pour voir si ce responsable peut bien s’acquitter de sa mission ».

Pour la question du CSA le Président dit avoir entendu une fois que les aides et dons en provenance de l’extérieur sont écoulés dans les marchés de Nouakchott, que des troupeaux de chameaux sont achetés. Ce type de comportement est prohibé et un acte très vile que nous ne pouvons accepter quelles que soient les conditions. Un Président de la République ne doit pas se contenter des seuls dires et rumeurs comme dans sa réponse, mais au contraire il doit s’assurer de la véracité des faits. En parlant aussi de haram et halal, on a l’impression d’être en présence d’un imam de mosquée qui explique aux prieurs le texte religieux. Par ailleurs les ordres du Président- magistrat suprême- tiennent lieu d’obligation comme les lois à la différence de ceux de l’imam ou du moufti qui sont essentiellement instructifs.

Chargh Quatari : Parler de l’opposition nous conduit à s’interroger sur l’autorisation de création de partis islamistes. Le refus sera-t-il toujours en vigueur ?

Sidioca : Cette question reste posée et elle m’a été soulevée pendant les élections présidentielles. Un responsable islamiste a essayé de connaître la position de candidats par rapport à ce sujet et quel sera le candidat qui pourra les aider à légitimer un tel parti. Comme réponse, je leur avait signifié que la question demande du temps et de la réflexion. Actuellement, nous avons des engagements et des priorités qui priment sur cette affaire.
Dans cette réponse par rapport à la possibilité de création d’un parti politique, le Président crée une confusion générale sur l’avenir incertain de cette mouvance politique en quête de légitimité. Cette confusion pourrait faire revenir le spectre de l’activisme clandestin et favoriser le développement du terrorisme, car la reconnaissance d’un parti politique est un droit politique que beaucoup de pays comme la Turquie, le Maroc ..ont autorisé pour éviter à leur pays de plonger dans les guerres de légitimité

Chargh Quatari : à propos du retour de Ould Taya ?

Sidioca : je ne veux pas parler sur ce sujet ou prendre une position avant que la question du retour ne me soit posée. Jusqu’à cette date, l’ex Président Maaouiya Ould Taya ne m’a pas encore soulevé cette affaire, ni demandé le retour.

Chargh Quatari : Et s’il demande le retour au pays, qu’elle sera votre position ?

Sidioca : S’il demande, vous pouvez à ce moment m’interroger et je vous répondrai ; mais pas maintenant.
La réponse du Président de la République reste dépourvue de tout penchant d’apaisement et sens de diplomatie, contrairement à celle de son prédécesseur le Colonel Ely Ould Mohamed Vall qui dans sa réponse à la même question avait dit que  » comme tout citoyen jouissant de ses pleins droits, Ould Taya peut rentrer au pays quand il veut « . Ould Taya contre lequel aucune plainte n’a été déposée devant les tribunaux mauritaniens pourrait juridiquement retourner dans son pays conformément aux dispositions de la constitution. Toute autre opposition pourrait être interprétée comme un règlement de comptes qui méritait d’être éclairé.

Chargh Quatari : Sur le SAHARA OCCIDENTAL
Concernant le conflit du Sahara Occidental, la Mauritanie a toujours observé la neutralité. Dans le cadre des pourparlers en vue de mettre fin à ce conflit, la Mauritanie dispose t-elle de propositions capables de rapprocher les points de vue des parties belliqueuses ?

Sidioca : notre position par rapport à ce conflit est claire. Nous voulons entretenir d’excellentes relations avec le Maroc et l’Algérie, comme nous entretenons des relations humanitaires avec les sahraouis, en raison du brassage des liens familiaux entre les tribus dans les deux côtés. Les sahraouis sont libres pour visiter les leurs tant qu’ils n’ont pas entrepris une action qui nuit à l’ordre. Nous focalisons notre rôle sur tout ce qui peut servir le rapprochement entre toutes les parties pour arriver à des solutions acceptables par tous et nous oeuvrons pour être une partie prenante active et positive dans ce conflit.
C’est comme si nous sommes en présence du Roi Mohamed VI qui a toujours cherché à chasser de son esprit l’existence d’un Etat sahraoui déjà reconnu par la Mauritanie, en se limitant aux seuls liens humanitaires entre son pays et le Polisario. Le Président considère même que les relations de bon voisinage sont déjà un grand honneur pour le pays. Le Président met au second rang les liens consanguins séculaires et affinités culturelles entre mauritaniens et sahraouis.
La question sur Israël : Par rapport aux relations diplomatiques de notre pays avec Israël, le Président observe la même attitude ambiguë qui a caractérisée ses prédécesseurs, en l’occurrence Ely Ould Mohamed Vall et Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya. Autant se demander si la politique extérieure prônée par Ould Taya vis-à-vis de l’Etat hébreu ne peut pas être mieux.
La question sur les Déportés : Par rapport à la question des déportés, le Président de la République reste fidèle à ses engagements électoraux dans la mesure où il compte ramener les réfugiés mauritaniens au Sénégal et au Mali dans leur pays et leur rendre leurs biens.

Bases américaines en Mauritanie :

Chargh Quatari : Des rapports parlent de concurrence entre la France et les Etats-Unis sur la présence en Mauritanie, notamment dans le cadre des efforts entrepris par Washington pour lutter contre le terrorisme et ses démarches pour installer des bases militaires. Qu’en est-il réellement de cette concurrence ?

Sidioca : Personnellement, je ne suis pas au courant d’une telle compétition et je ne suis pas au courant que les américains veulent créer des bases militaires en Mauritanie.

Chargh Quatari : Et si les américains demande l’ouverture d’une base militaire dans votre pays, quelle sera votre position?

Sidioca : Nous examinerons le sujet et prendront des contacts.

Chargh Quatari : Cela signifie t-il que vous autoriserez l’ouverture de bases militaires ?

Sidioca : nous étudierons la question

Sans Commentaire …..

MOULAY NAJIM Ould Moulay Zeine

moulay.najim@pointschauds.info
 

Note: Info source : Points Chauds (Mauritanie)




De Taya à Sidi : comment continuer à favoriser la partialité de nos fonctionnaires

28062007

En principe, un fonctionnaire est un agent de l’Etat qui jure de consacrer sa vie à servir son pays et ses concitoyens, ceci quelques soient les dirigeants. Car le plus important pour lui, c’est le devoir et la conscience professionnelle qui l’animent.

Dans mon pays, le fonctionnaire a été transformé en un esclave moderne, en « béni oui-oui », au service, non pas du peuple, mais de celui qui détient le pouvoir. En retour il attend récompenses et  promotions. 
 
Si la Mauritanie est dans un tel état ou rien ne fonctionne comme il faut : éducation nationale, santé, la police, la justice, l’administration, c’est certes de la faute de nos dirigeants politiques, mais aussi de l’absence de conscience professionnelle et de leur dépendance de celui qui est au pouvoir. Nous avons cru qu’avec le départ de Taya, et l’arrivée d’un président démocratiquement élu, pas que de telles pratiques vont disparaître du jour au lendemain, mais au moins les causes pourraient s’éloigner petit à petit.

Hors les premières nominations font apparaître les même pratiques que l’ancien régime : la famille d’abord, puis les amis et les copains et enfin ceux qui ont soutenu le Président Sidi Ould Cheikh Abdallahi.
 
D’une part, je me demande comment changer les choses avec telles pratiques familiales, tribales et partisanes de la politiques ? comment dans ses conditions rendre à nos fonctionnaires leurs dignités et les rendre partiaux ?
 
Sachant que, la crédibilité, la solidité, la viabilité de tout système démocratique, dépend de la neutralité de ses fonctionnaires. Tout en ayant conscience que même dans les grandes démocraties, les hauts fonctionnaires de l’Etat, sont parfois de la couleur politique de la majorité.
 
Je ne doute pas de la bonne foi de notre Président, quand il jurait la main sur le cœur, qu’il a été candidat pour changer les choses, pour une Mauritanie juste. Pour l’instant rien ne fait espérer à un avenir meilleur.
 
Oui Monsieur le Président, la politique peut être parfois ingrate, les grands projets mettent du temps à se réaliser et donner leurs effets. Oui nous sommes d’accord avec vous que le pays était dans un état calamiteux. Mais la manière dont les décisions sont prises peuvent rendre le peuple optimiste ou pessimiste par rapport au futur.
 
Hors depuis votre investiture le peuple a l’impression d’être floué. Et ceci n’est pas seulement l’impression de quelques « allumés » du net ou des médias.
 
Sachez Monsieur le Président que votre mandat est crucial pour l’avenir de notre démocratie. Celui-ci pourrait démontrer à nos compatriotes que la politique est une pratique noble, que les politiciens ne sont pas tous pareils : corrompus, magouilleurs, voleurs, menteurs…
 
Donc Monsieur le Président Sidi Ould Cheikh Abdallahi, tachez de ne pas laisser votre nom, dans l’histoire de ce pays, comme le Président qui a tué, le civisme, la démocratie en Mauritanie. Mais je reconnais pertinemment que cette tâche de sauvegarder et de renforcer l’esprit démocratique incombe, tous les mauritaniens. Mais en premier lieu vous d’abord, puis l’opposition, si elle veut bien sortir de sa léthargie actuelle et sa recherche du consensus mou.
 
Car une administration indépendante est la meilleure garantie pour une alternance réussie, un pays développé et des citoyens heureux et fiers.

Boubou SYLLA

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28062007

 Avortement involontaire

 dans Non classé avortementMais qu’est qui se passe dans le ventre des jeunes filles mauritaniennes? Par les temps qui courent cette petite interrogation n’a rien d’anodin. Le phénomène de l’avortement est de nos jours à la mode en Mauritanie. Il est presque impossible de voir une infirmière qui n’a pas été approchée pour faire avorter une quelconque jeune fille et parfois même des femmes mariées.

Face à cette pratique de plus en plus répandue dans la société mauritanienne la religion fait hésiter certains praticiens. Donc le phénomène de l’avortement se marginalise dans les hôpitaux et PMI pour se déplacer dans l’arrière cours des maisons.

Malgré la pratique très répandue le sujet reste tabou !! Comme tout le temps en Mauritanie on refuse de voir la réalité. Cette question essentielle pour la santé des mauritanienne est jetée aux calendre grecques pendant que la pauvre mauritanienne risque sa vie à se faire avorter  avec des moyens dérisoires en cachette.

Face à la multiplication du phénomène de l’interruption de la grossesse on assiste à des clinique informelle d’IVG ou IIVG dans les quartiers périphériques de Nouakchott. Dans tous les quartiers de Nouakchott  5éme, 6éme, Ksar etc. on retrouve des avorteuses clandestines moyennant 5000um qui mettent en danger la vie des femmes désirant se faire avorter.

Les moyens pour faire avorter les filles se limitent à des prise de tablettes de Paracétamol, de Nivaquinine, d’Aspégic et autres substances médicamenteuses. Combien sont décédées ou devenue stériles lors d’un intervention loin d’être chirurgicale.

L’Interruption Volontaire de la Grosse est-elle réellement Volontaire en Mauritanie ? Certainement pas pour les jeunes filles qui franchissement le portail d’entrée d’une chambre de 5éme ou du Ksar. L’avortement involontaire de nos filles s’explique par les pressions de la famille ou de la société. Quelque soit notre degré intellectuel aucun mauritanien n’a envie d’avoir un neveu ou une nièce bátard ou pour être plus conformiste disons enfant naturel ?

Le mauritanien est capable de faire des enfants naturel à une fille que ca soit par accident ou n’importe, mais lui ne se résignera jamais à l’accepter dans sa propre famille ou pour sa sœur. Sauf si l’évidence est là et qu’il n’y peut rien. Partout le phénomène touche de plus en plus les familles !

Le taux d’avortement est largement supérieur chez les nègresses qui ont du mal à cacher leur ventre ballonné à leur proche à cause de leur habillement tres souvent moulant. Les mauresque plus cachotières et aidée du voile souvent gardent la grosse jusqu’au terme pour ensuite abandonner l’enfant à l’hôpital ou dans la poubelle. Les filles qui décident de se séparer de leurs marmailles le fond par peur des représailles qui souvent sont dramatiques. Pourtant de grandes dames arrivent à se faire avorter dans les cliques huppées à Nouakchott ce qui n’est pas le cas des jeunes filles qui n’ont pas les moyens de débourser 50.000 Um.

Le mois dernier un imam au 1er arrondissement de Nouakchott a fait allusion au phénomène. Rien de plus normal je trouve ? Pourtant à la fin de prière il fut pris à parti par quelques vieux illuminés et ignorants qui croient tout savoir. Il a fallut de peu pour que ca partent en vrille ! 

Nous assistons en Mauritanie à une Interruption Involontaire de la Grossesse. Une IVG plutôt qu’une IIVG !

Par Montesquieu JR
 




Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada

28062007

Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada Nomination, chômage et  diplômes falsifiés… 

Des directeurs, des  ambassadrices et des ambassadeurs ont été nommés juste parce qu’ils ont l’appui des réseaux tribaux. Bien sûr, il est question d’un principe élémentaire de la démocratie. La majorité devrait occuper les postes politiques. Un amateur de la politique le savait déjà. 

Les amis de Maouya reviennent pour prendre le devant de la scène, ils ont prouvé leur capacité mobilisatrice. Préservent-ils toujours leurs  capacités de nuisance ? Le porte-parole du gouvernement demande aux journalistes d’être vigilants quant aux préjugés. Ce qui sous-entend  que la critique devrait être axée sur l’action. « Il est difficile de contrôler le prix donc il faut créer les activités pour stimuler le pouvoir d’achat » (discours officiel). C’est l’action à entreprendre pour les jours à venir. Les jeunes devront en ce sens  être insérés dans la vie active. Combien vont-ils insérer par an ?   Faut-il attendre les investissements, la croissance et autre chose ? Ou faut-il simplement rêver ? Sur la question des reformes et de l’applicabilité du code fiscal. Le gouvernement peut recruter des économistes. Ces épiceries qui fleurissent à Nouakchott, doivent selon les normes avoir une comptabilité. Ce qui nécessite un comptable et une secrétaire pour chacune. Ces boutiquiers qui réalisent un chiffre d’affaires au delà de 3 millions devront être encore soumis au régime réel permettant un recrutement semblable. Des  commerçants qui font rentrer des marchandises valant des milliards devront encore être poursuivis afin qu’ils créent leurs entreprises. Certes, ils sont soumis au régime du forfait (l’impôt minimum forfaitaire). Il semble toutefois, qu’ils ont leurs magasins ; ainsi ces « magasiniers »  ne tiennent aucune comptabilité.       

Il y a un autre problème, c’est celui de  l’âge des demandeurs d’emploi, des individus qui chôment depuis plusieurs années. Ils n’ont  plus la possibilité d’accéder à des fonctions bien précises, ils ont dépassé l’âge de la fonction publique ; et ils deviennent de plus en plus nombreux. Pourtant parmi eux, des diplômés qui devancent parfois le niveau d’une grande majorité de nos directeurs, de nos chefs de service. Parmi eux des docteurs pleins, des ingénieurs, des détenteurs de diplômes de troisième cycle. Leur nombre  avoisine les 400. Depuis longtemps ils cherchent des  emplois en vain. En parallèle, des écoles privées,  d’autres écoles publiques professionnels (lycée commercial et autres), recrutent et embauchent sans pour autant avoir un sens de responsabilité, permettant de recruter suivant des normes solides et transparentes. Le privé recrute des vacataires sans être dérangé par une  réglementation ni contrat d’embauche. L’université quant à elle, reste dominée par des lobbies qui renforcent de plus en plus  leurs réseaux. Certains doutent même de la capacité de nos professeurs à l’université. Dans cette université, il y a des individus qui enseignent des spécialités qu’ils ne maîtrisent pas. Ici en Mauritanie, nous faisons toujours l’amalgame entre l’économie et ses différentes spécialités. Un exemple : des enseignants qui enseignent le contrôle de gestion alors qu’ils ne savent même pas  les notions élémentaires de cette discipline. 

Pourtant, parmi eux des « gars » qui occupent des  départements et exigent aux vacataires d’avoir une expérience, alors que dans des pays comme
la France la vacation est assurée par des individus qui ont le DEA et sans expérience. Car ils étaient formés pour enseigner.       
Ne parlons pas des rumeurs qui circulent sur les diplômes falsifiés. On évoque que des directeurs, des chefs de service et des responsables ont des diplômes de ce genre. Et que notre université vendrait des diplômes. m_barrada@yahoo.fr 

Source : La Tribune n°355

 




chômage en Mauritanie

28062007

Emploi  Le rêve  mauritanien 

Chômage, politique d’emploi, investissement sont les mots clés de la nouvelle équipe dirigeante du pays. Le premier ministre fait de l’emploi l’épine dorsale de la relance économique. Des questions persistent cependant. Par où devons-nous  commencer ?  Qu’en est-il du plan d’action de la nouvelle équipe? Le ministre  de la fonction publique et de la modernisation de l’administration, porte- parole du gouvernement,  a souligné au cours de sa conférence de presse du 21 juin 2007 que la stabilité des prix n’est  pas une politique économique  efficace.  Car le niveau de celui-ci  dépend des aléas extérieurs incontrôlables. La solution devient alors une politique d’emploi permettant une activité créatrice de revenus. Ce qui sous-entend une augmentation du pouvoir d’achat. « Nous avons créé un ministère spécifique pour résoudre ce problème de chômage»,  a-t-il précisé. 

Face à ces enjeux, l’image du pays devient indispensable pour drainer les investissements. Certains attribuent le limogeage du  commissaire  chargé de la protection sociale et de la sécurité alimentaire comme une forme d’exclure toute personne essayant de tirer la sonnette d’alarme. D’autres expliquent  ce limogeage  sous forme d’un simple calcul lié aux nominations politiques. 

Pourtant, la question de la famine revient  de plus belle : « Pourquoi chaque fois qu’un administrateur de l’Etat veut déclarer les urgences, les autorités centrales essayent de calmer l’affaire ?», martèle un journaliste au cours de ladite conférence.  La réponse du porte- parole du gouvernement était claire : « il n’ y a pas de famine en Mauritanie.»    

Pour Isselmou Ould Mouloud, Directeur de l’emploi : « la stratégie adoptée pour lutter contre ce fléau devrait tenir compte de trois aspects : la croissance, les ressources humaines et l’organisation du marché du travail. Le problème de l’emploi passe par une évaluation des besoins du marché. Ce qui n’est pas forcément évident  car le secteur informel pèse dans le pays». Sur la question de compétitivité de l’économie nationale, il nous a répondu « que  les  hommes d’affaires mauritaniens devront être conscients de l’optique qualité  afin  de  garantir la  performance de l’économie nationale». 

Il est clair, la vision officielle est de plus en plus axée sur les investissements étrangers. Certes, des organes d’investissements ont été mis en place en vue de stimuler la croissance, mais le marché d’emploi est-il adapté à la nouvelle optique ? 

Dans les jours à avenir des réflexions devront être à l’ordre du jour « Nous invitons les journalistes et les acteurs à assister à ces journées au sein des ministères » déclare  le ministre de la modernisation en guise de conclusion.  « Les acteurs actifs sont sollicités afin d’assister à une réflexion allant dans le sens de l’élaboration des plans d’action rapide. Nous sommes prêts à toutes les idées, à toutes les actions dans le but de lutter contre le chômage », explique le directeur de l’emploi. Entre une stratégie  à long terme et une  tactique visant le court terme, la réponse des autorités reste floue. 

En ce moment les mathématiciens et les statisticiens de la troisième république, n’ont pas encore dit leur mot. Le langage des chiffres manque chez nous, des politiques économiques sans chiffres relève de l’utopie. En attendant les promesses de la nouvelle équipe de fournir un plan d’action chiffré, le gouvernement  évite jusqu’à l’instant de faire des projections à court terme dans le domaine de l’emploi.

Mohamed Fouad Barrada  Source : La Tribune n°355 

Encadré En 2000, et d’après les données du Recensement Général de
la Population et de l’Habitat (RGPH), le taux de chômage se chiffre à 19%. Soit environ 145000 personnes. Les données de l’Office National de la Statistique (ONS), réalisées sur les conditions de vie des ménages (EPCV), ont permis de revoir à la hausse ce taux ; il avoisine désormais les 32%. Ainsi, 57 % de la catégorie socioprofessionnelle sont indépendants, quant aux emplois salariés, ils demeurent inférieurs à 20 %,  alors que les allocations familiales ne représentent que 6 % (en 2000) 

Notons que l’informel qui est de 87 % grimpe de plus en plus dans les milieux urbains au détriment de l’emploi dans les zones rurales. Si l’on se réfère aux deux  derniers recensements de 1998  et de 2000, on constate une nette croissance de 3,7 % par an. Ce qui équivaut à une moyenne de 16000 emplois  supplémentaires par an. Les diagnostics de l’ANAPEJ (Agence Nationale de Promotion de l’Emploi des Jeunes) expliquent que « le fait que cette croissance coïncide avec une période de montée du phénomène de pauvreté laisserait à penser qu’il s’agit dans beaucoup de cas  d’emplois précaires et/ou  peu rémunérateurs, recouvrant un chômage déguisé.  Cette précarité taraude les esprits des économistes dont la seule solution réside dans la  croissance. 

Plus d’activité signifie mois de chômage, plus de production signifie plus de revenus à distribuer. D’où une nouvelle politique d’emploi se basant sur  des divergences portant sur les moyens de la reprise, et sur la  place des pauvres dans la relance. 

  




Edito de Mohamed Fall O. Oumère

28062007

 

 

  

Parce qu’ils ne profitent pas pleinement de la période de grâce dont ils bénéficient, parce qu’ils ne vont pas assez vite pour accompagner les changements introduits dans le pays par les nouvelles perspectives ouvertes par la démocratisation, parce qu’ils ne sont pas assez fermes dans leur volonté exprimée du changement, nos dirigeants actuels perdent beaucoup de temps. Et compromettent leurs chances de réussite.

C’est pourquoi nous avons comme l’impression que nous sommes, non pas à l’aube d’une ère nouvelle, mais au crépuscule d’un système qui se fane par l’effet de l’inertie. Rumeurs, mauvais signaux, nominations hasardeuses et/ou dangereuses, (dé)nominations inexpliquées et/ou injustifiées, absence de communication, refus de s’attaquer de front aux vrais problèmes de la Mauritanie… des signes qui ne trompent pas.

En juin 2005, on demandait à Ould Taya de changer son personnel, son approche de gouvernement. On lui demandait de réconcilier le pays avec la compétence par la promotion du savoir et du savoir-faire. De le réconcilier avec lui-même en s’ouvrant sur toutes ses composantes et en apurant le passif humanitaire dont il est le responsable (d’autres en sont les maîtres d’œuvre). De refonder son système éducatif. De nous trouver des solutions négociées, discutées, consensuelles à la santé, à la gestion des ressources, à l’alternance démocratique, à la justice…

On lui demandait de réformer son système afin de l’améliorer et de le rendre humainement acceptable par la majorité des Mauritaniens. Ould Taya est parti sans avoir compris la nécessité de le faire. Aujourd’hui, plus qu’hier, nous apprécions combien cet homme a été prisonnier de son système qui a fini par l’éjecter et lui faire porter la responsabilité de tout ce qui s’est passé.

Si une hirondelle ne signifie pas le printemps, le départ d’un homme n’est pas forcément le changement du système. Sur quoi était basé ce système ? Comment fonctionnait-il ?

Brièvement on peut dire que le système qui a domestiqué le pays, asservi son élite et tué en lui toute velléité de bonheur, ce système avait pour base l’instrumentalisation.

De l’administration : les fonctions étaient attribuées selon le degré d’allégeance au Parti au pouvoir. Les promotions sont arbitraires parce que répondant à des calculs qui ne tiennent compte que de l’humeur du chef.

De la richesse : n’est riche que celui qui a la bénédiction du système. Mais celui qui a cette bénédiction peut tout faire. Détourner, trafiquer, voler, ‘piquer’ (ihouss), tromper, opprimer… en toute impunité. Impunité, un maître mot du système. L’obligation de rendre compte, la responsabilité, la définition de la mission… pas question de tout cela. C’est d’ailleurs laissé à l’appréciation du chef qui est conditionné par les rapports et les BR, plus intéressés les uns que les autres.

Du mot : on n’écoute que ceux qui chantent les vertus du régime. Les autres sont des opposants dangereux qu’il faut ‘mettre hors d’état de nuire’. Alors le pays était noyé dans un flot de paroles qui dépeignaient un paradis qui n’existait que dans l’esprit de ceux qui profitaient du délitement général pour s’enrichir de façon insolente, pour piller les richesses et la conscience d’un peuple qui a su garder la dignité malgré une élite pourrie par la prostitution des consciences.

La Mauritanie vit présentement une période exceptionnelle. Pour une énième fois, elle a rendez-vous avec l’Histoire. Devant les nouvelles autorités, s’ouvre un couloir qui permet une action salvatrice. Comment ne pas dilapider ce potentiel ? C’est la question que le Président Sidi Ould Cheikh Abdallahi, le Premier ministre Zeïne Ould Zeïdane, les deux présidents de Chambres, Messaoud Ould Boulkheïr et Ba M’Baré, le leader de l’Opposition Ahmed Ould Daddah, la question que tous doivent poser.

 

Source : La Tribune n°355




Coup de plume de Kissima

28062007

Que reste-t-il dans la besace ?

Une journée des réfugiés célébrée en Mauritanie. Un ministre de l’intérieur qui dit solennellement que le HCR sera sollicité pour leur retour…Avant tout cela, un président qui a fait la promesse du règlement des questions relatives à un passif humanitaire dont l’évocation équivalait à un délit ; puis un Premier ministre qui rassure des députés, visiblement ‘inquiets’, qu’il n’y aura aucun problème par rapport au retour des réfugiés…Allons-nous dire que c’est trop beau pour être vrai ?

Oui, alors c’est trop beau pour ne pas ressembler à une espèce d’utopie. Pourquoi ? Parce qu’il y a longtemps que les autorités auraient dû avoir mis en branle des mécanismes allant dans le sens d’un traitement rapide et sûr de la question. Or, passé le discours de politique générale du PM à l’assemblée, il a fallu attendre la veille de la journée internationale des réfugiés pour qu’officiellement, promesse soit faite que le HCR sera sollicité. On ne sait pas quand et comment. Une date aurait été bon signe. Mais on reste encore dans le vague espoir… Suffisant pour emballer certains.

En plus du côté de la nouvelle classe opposante, les gens ne foncent pas assez dans ce dossier. Au contraire, les sorties se font sur des questions assez secondaires ces derniers temps. Quand par exemple, les gens ont soif et quand les prix montent, etc.,  l’on s’évertue à demander des comptes au pouvoir sur une histoire de prisons américaines en Mauritanie. A chaque fois qu’un sujet divertissant est à l’horizon, c’est l’occasion d’oublier les questions de l’heure. La vérité est que la nouvelle majorité présidentielle a tout pris. Du moins une partie de cette majorité a-t-elle emporté avec elle, en claquant la porte de l’opposition, les questions qui étaient la raison d’être de tous ceux qui s’étaient posés en farouches adversaires du système déchu de Taya.

Maintenant que c’est le pouvoir lui-même qui décide de parler de l’esclavage, du passif humanitaire, de permettre que la justice traite ‘équitablement’ le problème des ‘islamistes’, que reste-t-il dans la besace d’une opposition qui, faut-il le rappeler, a été défaite à l’avènement d’une ‘nouvelle ère’ ? Est-elle suffisamment armée, par exemple, pour imposer une véritable réflexion et un sérieux traitement définitif en ce qui concerne le dysfonctionnement d’un système éducatif mauritanien plongé dans les ténèbres depuis au moins trente ans ? Cette année, on a vu un baccalauréat sous haute surveillance et avec des punitions sévères. C’est insuffisant pour faire bien et sérieux. Il faut éduquer. Pour ce faire, il faut réfléchir et vite.

kissimousman@yahoo.fr

 

Source La Tribune 355




Pourquoi vouloir semer le doute sur la candidature unique de Mohamed Salem Ould Boukhreiss ?

28062007

  Des personnes tentent de remettre en cause la candidature unique de Mohamed Salem Ould Boukhreiss à la veille de la tenue de l’Assemblée Générale de la Fédération de Football de la République Islamique de Mauritanie qui aura lieu le 21 juillet 2007 à Nouakchott. Certaines candidatures se sont déclarées sur internet. Dans la logique, les dépôts des  candidatures s’effectuent à la Fédération, non pas sur internet. D’ailleurs le dépôt des listes candidates à la présidence de la FFRIM, est clôturé depuis le 05 février 2007. Le processus de candidature est fini. Pourquoi donc vouloir maintenant semer le désordre et la confusion à la veille de la tenue de l’Assemblée Générale ?  Est-ce que c’est pour faire barrage à Ould Boukhreiss dont la candidature a été cautionnée par l’ensemble des présidents des ligues ? On sait qu’une candidature unique n’est pas interdite par les textes de la FFRIM. Mohamed Salem Ould Boukhreiss bénéficie du soutien de tous les sportifs. L’ancien sociétaire de la Concorde l’un des plus anciens clubs de la capitale a déposé sa candidature depuis le 05 février 2007 cautionnée par l’ensemble des présidents des clubs. En ce moment les autres avaient peut être d’autres occupations. Aujourd’hui, l’ancien directeur des Sports, Moustapha Saleck Camara fait parler de sa candidature sur le net au moment où les dépôts de candidature sont clôturés depuis plusieurs mois. C’est peut être par mépris des textes de la Fédération. Rappelons que la date de limite des dépôts de candidature était fixée au 05 février 2007. Seul Mohamed Salem Ould Boukhreiss a déposé dans les délais légaux. Depuis quelques jours les convocations ont été distribuées aux présidents des ligues régionales, aux membres du bureau fédéral sortant et aussi aux présidents des clubs disposant de récépissés de reconnaissance par le ministère de l’Intérieur et dont les clubs jouent dans le championnat de la première ou deuxième division. Pour rappel la date de la tenue de l’Assemblée Générale a été repoussée par l’ancienne ministre des Sports Mehla Mint Ahmed. Motif : la tenue des élections présidentielles très importantes pour le pays. Mais. Moulaye Ould Abass président démissionnaire de la FFRIM après l’expiration de son mandat le 31 mars 2007, avait réfuté d’une idée de repousser cette Assemblée pour certainement éviter la sanction de la FIFA. Mais finalement la date a été repoussée sans que le pays des mille et un poètes soit sanctionné par la FIFA. Maintenant qu’on s’achemine vers l’élection de Mohamed Salem Ould Boukhreiss, certains hors du football tenteraient de semer de la confusion en  remettant en cause la candidature unique  de ce jeune homme. Les votants ne sont pas ces gens là. Mais plutôt les présidents des clubs et ligues régionales. Ils ont cautionné la candidature de Ould Boukhreiss. La candidature de l’ancien président du Comité Olympique Mauritanien Moustapha Saleck Camara est tardive et ne devait pas être annoncée sur le net. La candidature unique de Ould Boukhreiss est-elle voulue par la FFRIM comme le croient certains ? En tout cas cette liste est déposée légalement et aux délais fixés à la FFRIM et elle remplie toutes les conditions. Où étaient les autres au moment du dépôt ?

Mamadou Sy

Source La TRIBUNE




Repères

28062007

  

La Mauritanie n’est pas une prison 

« Tout a commencé avec les propos d’un journaliste américain connu pour ses fracassantes déclarations sur la CIA. Le consultant du Pentagone a déclaré dans une interview à la fin de l’année dernière que ‘la CIA n’a jamais tenu le langage exact qu’elle voulait’ Les découvertes révélées par la Maison Blanche étaient ‘très calibrées’ pour minimiser les risques politiques et se limitaient à un petit nombre de pays; plus tard elles étaient étendues à beaucoup de nations d’Afrique du Nord, du Moyen Orient et d’Asie qui devinrent des zones cibles. Le précédent responsable des renseignements et un consultant du gouvernement m’ont dit qu’après la révélation de l’existence des prisons secrètes de la CIA en Europe par le Washington Post fin 2005, l’Administration a réagi avec un nouveau centre de détention en Mauritanie. Après la prise du pouvoir par un nouveau gouvernement ami des Etats Unis, suite à un coup d’état sans effusion de sang en août 2005 ils ont dit qu’il était beaucoup plus facile pour les services secrets de cacher les vols secrets vers cette destination. Une question rapide à propos de la Mauritanie. Le coup a eu lieu en août 2005 et a conduit à un gouvernement plus amical à l’égard des Etats-Unis. Le Washington Post a révélé l’existence de prisons secrètes de la CIA en Europe ; parlez-nous de la Mauritanie. 

Seymour Hirsh : Ce qui s’est passé c’est qu’il y eu une  junte militaire. Nous les avons aidés. La CIA et nos militaires étaient très impliqués. Étions-nous totalement responsables ou non, c’est une autre histoire. Une fois le nouveau gouvernement mis en place, la Mauritanie est devenue une prison. Ce que le président était obligé de faire…Dana Priest a écrit une terrible histoire fin 2005 dans le Washington Post  à propos du système des prisons secrètes. Aussi Bush l’a renvoyée. Mais le fait est que la Mauritanie a été transformée en prison et Human Rights Watch et d’autres groupes ont identifié 37 ou 39 personnes qu’ils ont perdues de vue. On ne les trouve nulle part… Je suis sûr que les vols nocturnes continuent bien que je ne connaisse pas les détails précis… 

La Mauritanie est une place où l’on peut aller et venir en toute liberté. Il y a là-bas un gouvernement ami des Etats-Unis. Nos soldats n’ont pas besoin de visa pour s’y rendre. Ils ont tenu des élections la semaine dernière. Mais pendant deux ans une junte militaire que nous avons aidée à accéder au pouvoir a dirigé le pays. Je suis heureux d’avoir eu l’occasion de l’écrire. Qu’il y avait là une prison, aucun doute. Quant aux détails, je ne les connais pas. Il est difficile d’avoir des informations sur de tels endroits. Mais c’est devenu une prison de choix après l’arrêt des opérations en Europe et dans d’autres parties du monde ». Peut-on croire ce journaliste quand on sait que l’une des raisons de la réticence américaine à reconnaître les autorités issues du 3 août est le fait d’avoir été incapable de sentir le coup venir ? Tout le monde se rappelle la profonde amitié qui liait l’ancien président aux Américains. Ne disions-nous pas que l’Ambassadeur de l’époque, Le Barron, avait sa carte PRDS ? Si c’est pour ouvrir des prisons ici qu’ils auraient aidé à la réussite du coup, pourquoi ne pas avoir essayé avec l’ancien président ? On dit chez nous : ‘si celui qui parle est idiot, celui qui écoute doit être intelligent’. 

Jihadistes encore Alors que le procès des Jihadistes s’ouvre à Nouakchott,
les agents de Direction de la sûreté d’Etat (DSE) ont procédé à une nouvelle interpellation de 5 individus présumés appartenir aux milieux islamistes dans la nuit du samedi au dimanche, nous apprend une dépêche de la PANA. Le groupe des personnes interpellées est composé de 3 Marocains, un Mauritanien et un Saoudien d’origine mauritanienne. La police, qui était depuis quelques temps sur la piste d’un réseau islamiste présumé terroriste, a procédé aux arrestations à la suite d’une perquisition effectuée dans 2 cybercafés situés en plein centre de Nouakchott.  

En avril, mai et juin 2006, les mêmes services avaient réussi à démanteler trois réseaux affiliés au GSPC algérien. Le premier réseau avait participé à l’attaque de Lemghayti en juin 2005, les autres projetaient des actions violentes contres des intérêts occidentaux en Mauritanie. Le phénomène semble avoir des liens avec la connexion maghrébine du terrorisme plus connue sous le nom d’Al Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI). 

Cas de méningite  Six personnes sont mortes de méningite à Aïoun et Tintane, dans le sud-est mauritanien, et deux autres sont sous contrôle sanitaire. Selon les renseignements donnés par le ministère de la santé, les analyses effectuées sur le sang des sujets atteints ont confirmé l’existence de la maladie. Il a aussi annoncé l’envoi dans la zone d’une équipe médicale conjointe du ministère de la Santé et de l’OMS, dont un laborantin, appelant les populations à la vigilance et leur conseillant d’éviter tout contact direct avec les cas suspects. Au sujet de l’éventuelle évolution de la maladie, il a dit que la méningite se manifeste parfois par des cas isolés et dans d’autres cas par une épidémie ravageuse, surtout que le microbe évolue dans l’air. La zone touchée par la maladie est très loin des structures hospitalières, à plus de 800 km de Nouakchott et à cela s’ajoute l’absence de laboratoire et moyens de diagnostic performants. Les populations se situant dans la zone sont constituées essentiellement de nomades et, généralement, ne vont voir le médecin qu’après avoir usé de tous les protocoles de la médecine traditionnelle. Dans le pays, d’une manière générale, le système sanitaire est peu performant, ce qui amène des milliers des Mauritaniens à partir se soigner chaque année au Sénégal ou au Maroc. Pendant la transition, les autorités militaires ont créé une faculté de médecine et un service d’oncologie (traitement du cancer) est actuellement en phase de construction par l’Etat d’Israël. Des missions médicales spécialisées provenant des pays de l’Union du Maghreb Arabe (UMA, Mauritanie, Maroc, Libye, Tunisie, Algérie) et de l’Espagne, ont séjourné récemment à Nouakchott pour effectuer des interventions chirurgicales, notamment au profit des malades du cœur. La promotion de la santé et l’éducation était l’un des thèmes saillants dans les programmes des candidats aux élections présidentielles du 11 mars 2007. (Avec APA) 

Source La Tribune n°355







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